mardi 22 janvier 2013

ran contre

les feux d'artifice c'est tous les jours
dans la rue au bureau et surtout 
surtout
dans ce rade en perdition où je vis.

une forme glisse en douce contre la caisse
demande un cinquante et un
froisssssement de billet 
murmure un pas
retournement
elle quitte ma vision
noyée par l'éclat des vitres surchargées.

je suis immobile parqué à ma table
mon regarde chute d'un niveau
cogne la surface collante
et se fixe sur mon Islay.

un son grandit et chuinte en mourant dans un roulement de diesel.

le numéro neuf .

la nuit est tombée dans mon pays pétrifié puant
une affiche idiote une double porte
schhhheeeee...
descend, monte, descend , Monte.

je me dit qu'elle vient de voler un verre. 










/media/Disque Local/art et musique/musica/to listen/The Jesus Lizard - Shot (1996)/05 Mailman.mp3


mardi 13 novembre 2012

harangue

salut.
y  parait que nous sommes un pays riche.certains le disent d'autres le prouvent en pissant des chiffres sortis d'on ne sait ou.
alors il faut s'y faire si tant de monde le dit, nous sommes un pays riche.

il y a quand même un putain de détail qui doit nous sauter au yeux.
le pays est riche, mais nous ne le sommes pas.
 nous naissons dans un milieu, nous tentons d'y vivre et nous y crevons pour la plupart d'entre nous. qu'on ne me parle pas d'ascenseur social, les rares qui arrivent à grimper vers le soleil quittent leur condition, la renie et n'y reviennent plus.
si ce pays est riche c'est que certains, nous en l’occurrence y créons la richesse.
en travaillant.
en produisant
même en survivant nous continuons à consommer et la machine continue à faire du gras.
mais le gras n'est pas pour ceux qui le produisent.
le gras n'est pas pour ceux qui construisent les prisons qui enfermeront leurs enfants.
le gras est pour ceux qui commandent.
ceux pour qui le système est optimisé.
ceux pour qui le système est maintenu malgré son injustice, malgré son cynisme, malgré sa nocivité pour notre environnement et nos vies.
ceux qui nous gouvernent et que nous élisons ne gouvernent pas pour que la galette soit
divisée en parts égales.
il y a ceux qui exigent et ceux qui négocient
il y a ceux qui menacent et ceux qui se taisent
il y a ceux qui ont les bons papiers la bonne couleur et la bonne gueule et ceux qui passeront pas les contrôles
il y a ceux qui prennent dans la caisse après avoir merdé et ceux qui se retrouvent condamnés à  trimer, se faire tondre et crever dans la rue pour refaire le niveau .
ils appellent ça de l’austérité, un plan ou un choc de compétitivité, ils nous promettent de la sueur et de la souffrance en échange de lendemains qu'ils nous doivent.
la ceinture qui doit se serrer c'est la leur pas la notre.
les décisions qui doivent se prendre dans ce pays doivent être au bénéfice du plus grand nombre de ceux qui produisent qui sont utiles même quand ils sont condamnés au chômage.
c'est à eux de changer, le seul changement pour nous nécessaire c’est celui de prendre notre avenir en main, et de décider nous même de ce que nous voulons car c'est nous le moteur .
c'est nous qui le construisons, l'alimentons, l'entretenons et c'est nous donc qui pouvons l’arrêter si il ne nous emmène pas ou nous voulons.
nous devons prendre conscience que notre avenir, nos intérêts ne sont pas les leurs, mais que par contre tous leurs intérêts sont entre nos mains.
leur finance gorgée de fric est gorgée de notre travail.
de tout ce travail durement effectué, de tous ces horaires inhumains, de toute cette pression hiérarchique, avec son lot de drames et de mort tous les ans, de toute cette vie perdue sans le temps de voir ces enfants qui grandissent sans nous, trop occupés à gagner notre vie...
gagner notre vie...
parce que la vie doit se mériter?
eh oui tout ça
pour que le robinet à fric continue à couler.
il est temps de couper la pompe a fric et de les regarder pleurer eux.
sans nous, sans notre travail, sans notre chômage qui permet de maintenir la pression sur l'emploi et les salaires, sans nos mains qui font, sans notre cerveau qui invente, même sans nos arts qui les font rêver et spéculer ils crèveront.
et ça nous changera!
il faut que nous prenions conscience de notre nécessité pour le capital, et que nous prenions conscience que nous sommes les seuls nécessaires pour savoir ce dont nous avons envie et besoin.
cette société c'est nous nous qui la faisons tourner.
la gréve générale c'est couper les vivres à nos parasites et attendre qu'ils viennent négocier leur chute et l’avènement d'une vraie démocratie.
une démocratie directe et autogestionnaire.
quand nous serons unis et que nous aurons vaincus
dans cet état de fait il restera une question à se poser:
voulons nous négocier?!


lundi 1 octobre 2012

W.I.P. 3

raout dans un égout
gras sans égards
rat dans un ego
art sans géo
nage dans un train
plage sans entrain
grain d'ange.
Sisyphe prit le dealer par le col et tira son visage creusé vers le sien. Il pouvait sentir son haleine qui sentait la trouille et les chicots. Rien ne pouvait desserrer son poing, il allait lui écraser sur sa sale gueule de pétochard, imprimer sa bague sur sa mâchoire.

des rengaine usagées de bastringues vides,
me courent l’épaule quand je cours vers l’entrée en arche qui me mènera
vers un énième cocktail.
j'y vendrai ma vie,  mon art
par  ma bouche.
pute de buffet
peintre de rue.

inoxydable c'est comme immortel.
et qui veut mourir avant son couteau à steak?

suprême progrès que le couteau immortel,
ne reste  qu'à creer l'archéologue idoine
qui enterrera lui même ses découvertes
10000 ans avant des journalistes médusés
(la vérité avant dernière de P K Dick).

j'ai mourir avant demain d'un cirrhose de la foie,
hors taxes, hors normes, hors cadre, hors la loi,
hors de vue des cadavres de mes placards à regrets.

one last thing


pas au gastos de la gare.

samedi 15 septembre 2012

W.I.P. 2

raout dans un égout
rat dans un ego
nage dans un train
grain d'ange.

l'illusion formelle des bits informatiques
telle des rengaine usagées de bastringues vides,
l'alpaga sur l’épaule je cours vers l’entrée en arche qui me mènera
vers un énième cocktail.
j'y gagnerai ma vie en vendant mon art
par le truchement de ma bouche.
la pute dans la rue
le peintre au buffet.

inoxydable c'est dire immortel.
qui veut mourir avant son couteau à steak?
ahh suprême progrès que de réussir
à créer le couteau immortel.
ne reste  qu'à creer l'archéologue idoine
qui enterrera lui même ses découvertes
10000 ans avant de les ressortir devant des journalistes médusés
(la vérité avant dernière de P K Dick).

j'ai mourut avant demain d'un cirrhose de la foie
ma  voisine pareil mais demain et par surprise.
hors taxe, hors normes, hors cadre, hors la loi,
hors ma vue hormis les cadavres de mes placards à regrets.

one last thing


pas au buffet de la gare.

W.I.P. 1

raout dans un egout
rat dans un ego
nage dans un train
grain de neige.

illusion formelle des points informatiques
rengaine usagées des bastringues vides
l'alpaga sur l'epaule je cours vers l'entree en arche qui me menera vers
un enieme cocktail ou je gagnerai ma vie en vendant mon art par le truchement
de ma bouche.
la pute dans la rue
le peintre au buffet.

inoxydable autant dire immortel
qui veut mourir avant son couteau à steack?
ahh supreme progres de notre societe que de reussir
à creer le couteau immortel.
ne manque plus qu'à creer l'archéologue idoine
qui entererra lui meme ses decouvertes
10000 ans avant de les ressortir devant des journalistes médusés
(la verité avant derniere de P K Dick).

j'ai mourut avant demain d'un cirrhose de la foie
ma  voisine pareil mais demain et par surprise.
hors taxe, hors normes, hors cadre, hors la loi,
hors ma vue hormis les cadavres de mes placards à regrets.

one last thing
en bref post sciptum
ou PS pour les ...

pas au buffet de la gare.

vendredi 31 août 2012

egotrip:

je t’écrirai des textes si vastes et vaporeux
 je t’écrirai des chansons si fines et désespérées
  je t’écrirai des mots              infinis inclassés
   je t'écrirai des lettres               en     rouleaux
    je t’écrirai des discours                 de  dégoût.

quand tu auras lu écouté entendu subi tout ça,
tu verras à travers mon corps
le doute,
la pensée d'un rêve inventé
qui ne se révèle pas                                 ou,
qu'à peine.

à travers des lignes intangibles        puis
                                                                            des lignes de silhouette impossibles,
tu survoleras le rien de ma présence       de
                                                                            ma presque-existence
                          l’échec de ma concrétisation.

finalement,
tu seras passée à travers moi
et dans ce brouillard humain,
tu comprendras mon paysage intérieur,
mes déserts et mes forêts denses,
mes trous bleus mes montagnes vides
des sons faibles et des hurlements lointains.

tu sauras sans plus douter pourquoi je n'ai pas de sens.
pourquoi les mots ne me servent à rien,
rien qu'à faire la météorologie de mon espace intérieur.





/media/Disque Local/art et musique/musica/to listen/Sonic Youth/Sonic Youth - The Eternal (2009)/4 - Antenna.mp3


lundi 23 juillet 2012